La connectique n'améliore pas le son, elle évite de le dégrader. Un contact oxydé ou mal serré introduit une résistance variable et parfois une non-linéarité audible.
Le critère utile est la pression de contact et la matière : laiton plaqué ou cuivre, serrage mécanique franc. Le reste relève de la finition.
Sur un bornier d'enceinte, la section du conducteur compte plus que la nature du métal. Un câble de 2,5 mm² sur trois mètres introduit déjà une résistance non négligeable devant une charge de quatre ohms, et cette résistance s'ajoute à celle du filtre.
Le bi-câblage n'apporte rien tant que les deux voies restent réunies derrière le même amplificateur : seule la bi-amplification, avec filtrage actif en amont, change réellement la donne.
Pour les liaisons internes, un simple fil de cuivre multibrin de section suffisante, soudé proprement, fait le travail. Les cosses serties non soudées finissent par s'oxyder dans un coffret ventilé par l'évent.




Variantes
| Références | Borniers |
|---|---|
| Fiches banane | |
| Fourches | |
| RCA | |
| Terminaux |
En pratique
La plupart des ennuis de connectique sont des ennuis de montage. Une borne serrée sur l'isolant plutôt que sur le cuivre, un sertissage fait à la pince, un joint laissé non soudé dans un coffret ventilé : tout cela fonctionne d'abord et lâche lentement, à mesure que l'oxydation s'installe.
Si un canal devient intermittent, vérifiez le câblage interne avant de soupçonner le haut-parleur. Les vibrations dans une enceinte en service suffisent largement à desserrer une connexion limite en quelques années.
Ce qui compte vraiment
| Pression de contact | Serrage franc | Laiton plaqué, cuivre | Pas le métal |
|---|---|---|---|
| Section | 2,5 mm2 sur 3 m | Résistance ajoutée | Devant 4 ohms |
| Câblage interne | Multibrin soudé | Pas serti seul | Oxydation |
| Bi-câblage | Sans effet sur un ampli | Bi-amplification | Filtrage actif |